Entreprise Environnementale

Entreprise Environnementale

Entreprise Environnementale

Un des axes de recherche du CEP est la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et le développement durable (D.D). Le CEP a réalisé une étude pour le Ministère de l’écologie à la demande de la CGT et de la CFDT qui porte sur les conséquences en termes d’emplois et de formation du marché européen des quotas d’émission de Co2 et du Grenelle de l’environnement. Elle a été présentée ici à l’Université de Kwazulu Natal dans le cadre du Pavillon du monde du travail organisé par le monde syndical.

La Conférence de Durban se déroule entre représentations gouvernementales. Les ONG sont très présentes, mais aussi les confédérations syndicales qui bataillent pour que les délégations officielles acceptent de prendre en compte l’exigence d’une transition juste.

Cela semble néanmoins éloigne du vécu des salaries dans l’entreprise?

Natacha : Les entreprises sont peu visibles à Durban et pourtant il semble que leur influence pèse remarquablement dans les négociations. Depuis leur participation au Sommet de la Terre à Johannesbourg en 2002, elles sont devenues un acteur central dans le système onusien.

La société civile ne s’y trompe pas et établi un lien direct entre les problématiques environnementales, sociales et économiques. Dans la manifestation qui a réuni des milliers de représentants de la société civile, les slogans étaient là pour le rappeler : jeu de mot sur la CoP (Conférences des Parties) et le mot entreprise en anglais, corporation, « Never trust CoPorations[1] », «Listen to the People, End Capitalism, NOT Nature[2]». Le message de la manifestation n’opposait pas les peuples riches à ceux qui sont dans la misère, comme nous avons pu le lire ici ou là, mais était clairement orienté contre le système économique et financier ultralibéral qui est la toile de fond des négociations sur le climat.

Le défi soulevé par le climat n’est plus celui de la manière dont l’humanité se prépare au changement mais plutôt celui dont l’humanité  limite les effets de la catastrophe. Les réfugiés climatiques des petits Etats insulaires, oubliés des négociations sur le climat, en sont l’illustration tout comme certains travailleurs des pays riches victimes du dumping social et environnemental.

Ce matin, la CFDT et la CGT, des ONG environnementales et de développement françaises ont fait une déclaration publique. Comment faire le lien entre le changement climatique et la RSE ?

 Natacha : Le « changement climatique » est un des sujets sur lequel les entreprises communiquent le plus au titre de leur responsabilité environnementale. Dans leurs plaquettes institutionnelles, elles expliquent en quoi le changement climatique les concerne, en exposant les enjeux dans leur secteur d’activité et les solutions qu’elles cherchent à y apporter. Si c’est un sujet sur lequel elles sont attendues, il ne constitue pas pour autant un sujet de dialogue social. Et pourtant pour les travailleurs il n’est pas sans conséquence sur leur quotidien, l’organisation et le contenu de leur travail.

Dans certains secteurs particulièrement concernés par les réponses à apporter à la catastrophe climatique, le bâtiment par exemple, la question de la formation autour des enjeux de l’efficacité énergétique se pose de manière accrue. Que constate-t-on aujourd’hui ? Que les entreprises parmi les plus grandes n’ont pas vraiment de réflexion sur le sujet. Certes la norme constructive est en cours d’élaboration mais cela ne signifie pas que les directions comme les représentants des salariés doivent attendre sans penser le changement. Au contraire, nous avons les outils nécessaires pour mettre à profit le temps disponible. Toutefois, les entreprises dans leur logique de court terme considèrent que le marché de l’efficacité énergétique n’est pas suffisamment rémunérateur immédiatement pour engagerla réflexion. Ainsi, elles ne forment pas les salariés et préfèrent déplacer le risque et externaliser  les travaux « innovants » en embauchant des travailleurs précaires (intérimaires, sous-traitants). Ce n’est pas une attitude socialement responsable pour celles qui s’épanchent dans leur rapport développement durable sur leur politique d’employabilité.

C’est inquiétant pour les salariés de l’entreprise non seulement parce qu’ils ne sont pas formés aux gestes et attitudes qui constitueront les métiers et donc leur emploi de demain mais aussi parce que ce phénomène accompagne une autre tendance dans le management des travailleurs : l’externalisation des emplois les moins qualifiés à la périphérie des entreprises. Ce qui signifie pour ces derniers une plus grande insécurité sociale (moindre protection sociale, précarisation, …) qui n’est pas sans conséquence sur les familles et les communautés. Si l’on raisonne en termes de coûts globaux pour le climat et la société : les entreprises expliquent qu’elles ont des solutions climatiques intéressantes pour les clients mais les trajets domicile-travail augmentent et dégagent des émissions de CO2 substantielles, la diminution du pouvoir d’achat de ces travailleurs précaires ne leur permettra certainement pas d’avoir accès à des produits écologiquement responsables pour l’instant plus coûteux.

Une des principales actions de la délégation syndicale à Durban consiste à faire du lobbying pour promouvoir trois éléments clé : le mandat de l’OIT, un nouvel accord légalement contraignant, la transition juste. Quels sont les moyens d’action des salariés et de leurs représentants en matière de RSE et de changement climatique ?

Natacha : Il ne s’agit pas d’apporter une réponse simpliste à des sujets complexes. Mais comme les directions d’entreprise expliquent qu’elles ne peuvent pas sauver la planète en une seule fois, les travailleurs et leurs représentants doivent comprendre qu’ils sont sur ces sujets comme tout un chacun, des  éternels apprentis. Le développement durable est une démarche de progrès continu.

Il y a plusieurs types de moyens d’action selon les instances concernées (comité d’entreprise, délégué du personnel, CHSCT,  comité d’entreprise européen…). Ceux qui relèvent des outils traditionnels des syndicalistes (formation pour savoir sur quoi construire les revendications, appropriation du jargon des directions pour créer le rapport de force, action juridique pour le respect des réglementations, droit de retrait…) et ceux qui sont propres à la RSE et au changement climatique (rapports DD, chartes éthiques, accords cadres sur la responsabilité sociale et environnementale…)

Lorsque nous travaillons avec les représentants des salariés sur la RSE, nous adoptons une démarche pragmatique en leur montrant en quoi la RSE est un concept dont une partie du contenu porte sur le travail et l’emploi et donc sur des sujets qu’ils connaissent. Ensuite nous faisons le lien entre le social et l’environnemental.

En France, plusieurs textes réglementaires peuvent servir d’appui. Toutefois, un des enjeux sur ces thèmes est d’articuler les différents outils de la régulation et les différents niveaux de régulation (dans l’entreprise, au niveau national et au niveau international).

Quel que soit le sujet, les salariés ont toujours eu à revendiquer leur légitimité pour discuter et émettre un avis sur la marche des entreprises dont leur sécurité dépend. Le changement climatique et la RSE ne font pas exception. Notre premier travail est donc de convaincre les salariés et leurs représentants que ces sujets les concernent et qu’ils ont une légitimité à faire valoir. En Afrique du Sud, faisons notre cette phrase de Steve Biko « L’arme la plus puissante dans la main de l’oppresseur est l’état d’esprit de l’oppressé.»

Prise en considération croissante et indispensable du développement durable oblige, de plus en plus d’entreprises renforcent leur politique environnementale en privilégiant l’usage de systèmes d’impression qui contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique.

L’intégration de préoccupations écologiques dans la politique environnementale d’une entreprise eco responsableconstitue un atout majeur tant en terme de marketing que de reconnaissance auprés de ses collaborateurs. Cette contribution à la lutte contre le changement climatique en faveur du développement durable peut notamment s’exprimer par le biais de l’utilisation de systèmes d’impression éco-labelisés dont l’empreinte écologique est largement limitée. Ainsi, en affichant sa volonté de réduire autant que faire se peut l’impact de ses activités d’impression sur l’environnement, l’entreprise citoyenne qui privilégie l’utilisation de systèmes « verts » et facilement recyclables (recyclage imprimante, recyclage photocopieur, recyclage toner…), se démarque effectivement de conccurents moins scrupuleux sans pour autant rogner sur ses performances économiques. Bien au contraire car c’est surtout l’opportunité pour l’entreprise développement durable de renforcer son image et sa notoriété tant auprès de ses clients que de ses collaborateurs.

Nous espérons que ce communiqué vous aura permis de mieux connaitre notre entreprise et nos activités. Retrouvez nous également sur notre site web . Nous remercions MKT pour son référencement et la communication Internet qu’elle réalise chaque jour avec soin.